Plongée dans le passé. Dans tous ces infimes détails insignifiants et dans toutes ces heures baignées de bonheur. Plongée dans la nostalgie du temps où on existait, où nous les faisions exister, eux. Ca semble si loin, tellement loin. Pourtant je n'oublie rien. La nuit dernière, il y a 1 an de celà, on se gelait le cul sur le trottoir d'un luxueux hôtel parisien, les lèvres bleues et les yeux pleins d'étoiles, bordel, on avait réussi. Un jour caresserai-je encore mes rêves du bout des doigts ? J'ai seulement peur que non. Que la lassitude l'emporte et que j'arrête tout ça. Que ça ne signifie plus rien. Que mes pensées volent vers du concret, du réel, du banal, que cette utopie me lâche et que je me dégage de son emprise, oh merveilleux poison !

Plongée dans le passé. Dans tous ces infimes détails insignifiants et dans toutes ces heures baignées de bonheur. Plongée dans la nostalgie du temps où on existait, où nous les faisions exister, eux. Ca semble si loin, tellement loin. Pourtant je n'oublie rien. La nuit dernière, il y a 1 an de celà, on se gelait le cul sur le trottoir d'un luxueux hôtel parisien, les lèvres bleues et les yeux pleins d'étoiles, bordel, on avait réussi. Un jour caresserai-je encore mes rêves du bout des doigts ? J'ai seulement peur que non. Que la lassitude l'emporte et que j'arrête tout ça. Que ça ne signifie plus rien. Que mes pensées volent vers du concret, du réel, du banal, que cette utopie me lâche et que je me dégage de son emprise, oh merveilleux poison !
Lassée d'attendre 20h devant mon ordinateur chaque soir, toujours pleine d'espoir, et d'être inévitablement déçue lorsque le compte à rebours s'arrête enfin, et abattue jusqu'au lendemain 20h, rêvant chaque nuit que je la gagne, ma putain de place. Lassée de cette routine agaçante, de ces heures la tête ailleurs, à échafauder milles projets irréalisables.
Tellement de complications à l'horizon.
Comment pourrait-on y arriver ? Qu'à-t-on de plus, à nous, qui nous permettra de réussir ?
Lassée.
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# Posté le mardi 18 novembre 2008 15:08
Modifié le mardi 18 novembre 2008 15:21

« I want you to play with my ding-lings ! » Chuck.B & Friends

« I want you to play with my ding-lings ! » Chuck.B & Friends
Un Zénith rempli de vieux. Voilà la première pensée qui m'a assaillie. De vieux de tous genre, des coincés, des fripés, des souriants, des fermés, des riches, des familles, des solitaires, mais des vieux.
Une première pour moi.
Dur d'imaginer que ceux là dansaient le rock'n'roll pendant les années folles, se soulaient à la musique de Chuck Berry et clamaient la liberté.
Certains seront restés jeunes, ceux qui dans leur coeur n'ont pas oublié : on les voyait ceux-là, se lever sans complexe pour applaudir Chuck, les larmes aux yeux ou murmurer les paroles de Jerry en fermant les yeux.
D'autres par contre ont bien changé, depuis leur jeunesse en cuir et rockn' roll, ceux qui quand je criais "CHUCK YOU ROCK OUT !" se retrournaient outrés, restaient immobiles le cul ancré dans leur chaise alors que Chuck Berry, les amis, à 70 ans passés, bougeait son cul et baisait sa guitare.
"Eh, c'est du ROCKN'ROLL, pas de l'OPÉRA !" s'écriera un jeune bébé-brunien qui se prenait pour un rockeur.
N'empêche, il avait raison. Allez, oubliez le présent, évadez-vous dans le passé mes amis ! Dansez, chantez à en perdre haleine ! Nous on y était pas à votre époque, et pourtant, qu'est-ce qu'on aurait aimé.

Linda Gail Lewis joue du piano avec ses pieds et chante merveilleusement bien, et moi je me trémousse, euphorique, avec l'envie de me lever et de danser comme ce couple à en perdre la tête.
Jerry Lee Lewis se fait vieux, ce soir il ne brûlera pas son piano mais ira gueuler en plein milieu d'une chanson car son micro marche mal, et c'est finalement notre Chuck Berry qui enflammera la salle.
Chuck Berry. Un contraste détonnant avec ses amis de la première partie, ces pépé rockeurs qu'on sent presque lassés, essouflés, fatigués. Et lui.
Chuck Berry et sa chemise violette à strass, Chuck Berry et ses chansons pornographique, ses coups de bassins audacieux et ses éclats de rires.
Chuk Berry et tous ces vieux qui se sont fait un semblant de banane pour l'occasion et on ressorti leur Perfecto d'époque, qui soudain se lèvent et applaudissent à s'en rompre les poignets parce qu'elle est là, leur jeunesse, conservée dans ces mélodies ensoleillées et ces paroles rocailleuses.
Ils sont là leurs souvenirs, d'une jeunesse pleine de rêve, de drogue et de rockn'roll alors je me demande ce qu'il se passe dans leur tête, j'imagine quel bonheur ce doit être dans leur coeur. Alors allez, vivez mes amis, vivez !
Ovation pour Chuck Berry, ovation pour sa force, sa forme, son envie, son talent, son audace, ovation pour votre passé, ovation parce que c'est unique, tout ça.

Ladies and gentlemen, it was Chuck Berry, the legend of Rock n' Roll !

Attys, Julie, quelques jeunes comme nous qui rêvent du passé, beaucoup de vieux qui l'ont oublié, certains qui l'ont retrouvé, merci qui ? Merci Chucki !
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# Posté le samedi 15 novembre 2008 13:14
Modifié le mardi 18 novembre 2008 15:01

" Y'a Colin chez Picard ! Ah ouais ? Colin Cailloux ? OUAIS Y'A DU COLIN CHEZ PICARD ! "

" Y'a Colin chez Picard ! Ah ouais ? Colin Cailloux ? OUAIS Y'A DU COLIN CHEZ PICARD ! "
# Posté le mardi 11 novembre 2008 08:50

(L). O B A M A ' O8 La Révolution.

(L). O B A M A ' O8 La Révolution.
C'est nous la génération Obama.
C'est la nôtre de nouveau, cette génération ou même l'impossible et réalisable.
Regarde. Regarde cette foule les yeux brillants, ces enfants qui rient et ces adultes qui pleurent.
Oui, le monde change, enfin. Enfin l'espoir renaît.
C'est avec cette une ferveur, une passion crue éteinte depuis longtemps que le monde entier à suivi sa campagne, écouté ses discours en frissonnant et espéré follement.
Ce ne sont pas tant les projets de Barack Obama qui sont synonymes de révolution mais ce qu'il représente, qui il est.

Barack Obama.

Barack Obama, homme noir président de la République. Obama président et tout ce que ça veut dire.
Ne pas abandonner. Comme cet homme ambitieux et plein de rêves pour son pays. Aller jusqu'au bout des choses. Je n'y aurais pas cru. Dans notre chère société faussement libre. Dans notre chère société pourrie pleine d'injustice et de préjugés.
Et pourtant. Pourtant le changement est là, aujourd'hui, maintenant, j'ai 15 ans et Barack Obama est élu président de la République. J'ai 15 ans et je ne l'oublierai pas.
Du haut de mes petits problèmes et mes grands espoirs, dans Barack Obama je vois le rêve irréalisable, l'utopie qui faisait ricaner et à laquelle personne ne croyait. Alors j'y crois. J'y crois plus fort, avec plus de volonté encore. Je ne baisserai pas les bras, je n'abandonnerai pas. Ni mes rêves insensés, ni mes espoirs de renverser le monde. Tout est possible ; c'est celui-là, son message, qui concerne chacun d'entre nous, chaque être humain sur terre, c'est cette conviction à laquelle on ose pas croire, c'est l'audace d' Obama à la proclamer sans relâche ; tout est possible.
Il y est arrivé. Par le simple fait d'avoir conquis des millions de personne, d'avoir réussi à franchir toutes ces barrières dites infranchissables. Il a balayé l'amertume, le défaitisme et le désespoir d'un coup.
Il a réussi. Réussi à faire comprendre aux gens que le monde était entre leurs mains.
Tous ces gens si différents, touchés par les discours pleins d'espoir et de confiance de cet homme noir qui voulait changer le monde. Et c'était à eux, seulement à eux que revenait cette décision. Enfin les gens se sont rendus compte que leur monde les concernait, que chacun d'entre eux le construisait, le détruisait, ce monde. Pour une fois, depuis longtemps, ils ont senti qu'ils étaient en mesure de tout faire basculer ; dans les yeux de cet homme noir qui racontait avec fierté son histoire, dans sa voix vibrante d'espoir pour l'Amérique, il leur disait à chacun d'entre eux 'Oui, nous le pouvons'. Alors ils ont compris. Nous en doutions tous et pourtant ils ont compris.

Il était arrivé, celui qui oserait défier les lois et les traditions ancrées, qui oserait être lui-même et croire en sa réussite. Il était là, et il ne fallait pas le laisser partir. Il était là ce symbole d'une Amérique nouvelle, lavées de tous ses pêchés. Il y était arrivé.

Barack Obama.

Barack Obama a déterré l'espoir de l'Amérique. Il a relevé ses manches et malgré les sourires moqueurs et les barrières qui l'entouraient il a plongé dans la terre de son pays et a creusé avec acharnement, creusé sans relâche à force de travail, de volonté et d'ambition folle pour le retrouver cet espoir. Et finalement, il l'a trouvé, là, brillant, intact, malgré tout ce qu'on aurait pu croire. L'espoir américain n'était pas mort. L'espoir de l'Amérique est aujourd'hui dans les yeux de ces milliers de personnes en transe qui acclament avec ferveur leur nouveau président.

Barack Obama a réussi car, contrairement au autres, il n'a jamais cessé d'y croire.
# Posté le mercredi 05 novembre 2008 11:31
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 10:20

Abandonner, elle ne s'y résoudra pas. Oh.Ce.GIF.Oh.Ce.GIF. Ce mec est dingue.

Abandonner, elle ne s'y résoudra pas.    Oh.Ce.GIF.Oh.Ce.GIF. Ce mec est dingue.
Déçue.
Tellement déçue. Comme elle se détestait d'y avoir tant cru. D'y avoir tant cru, parce que cette fois une certitude l'avait assaillie, celle qu'elle y arriverait. Parce qu'elle sacrifierait tout, irait au bout du monde pour y parvenir, elle avait pensé que rien ne l'arrêterait.
Elle y arriverait car elle en rêvait depuis des siècles ou presque, et qu'elle volerait sa liberté de sorte à ce que personne ne puisse rien faire pour l'en empêcher.
Oh, ces heures à y avoir pensé en souriant, le c½ur serré par un mélange d'excitation et de peur. Cet espoir grandissant, son foutu espoir qui ne la quitterait donc jamais.
Bien sûr qu'elle irait, bien sûr. Pas une seconde elle n'avait douté, contrairement aux autres fois.
Car cette fois ci elle savait qu'elle y mettrait toute son âme. Elle voulait y arriver plus que tout au monde. Une fois dans sa foutue vie. Avoir cette foutue chance. Cette opportunité unique de gommer tous ses regrets et toutes ses rancoeurs en une soirée.

Amère.
L'eau brûlante qui jaillit brutalement du pommeau de douche lui rougit la peau, pénètre dans la moindre parcelle de son corps.
Son corps est en feu.
Elle ne veut pas pleurer, pas ce soir. L'eau bouillante sur son visage et elle suffoque, a l'impression de ne plus jamais pouvoir respirer.
Et pourtant.
Sa tête est en feu.
L'injustice est pesante, pesante à force de s'amplifier. Cette simple condition. Cette toute petite condition... Et tout n'est l'affaire que de quelques mois. Mais mieux vaut ne pas y penser ou alors elle ne pourrait s'empêcher d'hurler tant ça la rend dingue.
Comme une gamine capricieuse, elle a envie de crier à s'en briser les cordes vocales, à s'en vriller les tympans des « POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOIIIIIIIIII ? » à n'en plus finir.

Folle.
De rage.
Ah elle rage oui, elle rage tellement, elle rage que son putain d'espoir l'ait encore conduit dans un cul de sac, elle rage parce que toutes ces certitudes, ce pilier de bonheur qui l'attendait forcément s'effondre d'un coup.
Elle secoua la tête à travers ses larmes. Quelle conne. Encore une fois elle s'était laissée embarquer dans ses rêves insensés et irréalisables.
Desquels elle croyait pouvoir faire sa réalité.
C'est pas ça la vie. Sauf pour des cas exceptionnels, la vie c'est de les rêver et uniquement de les rêver ses rêves. Tout n'est que mensonge, supercherie « Il suffit d'y croire et de le vouloir pour y arriver. » Comme si elle n'avait pas une volonté d'acier. Comme si elle n'y avait pas cru comme une folle.
Alors c'était ça, la vraie vie, une vie morne, une foutue routine avec 2 cases « Volontés Accessibles » et « Inaccessibles à jamais ». Elle la connaissait par c½ur cette deuxième case. Et elle avait cru pouvoir les contrer, les bafouer, les envoyer chier ces règles à la con mais non. Du haut de ses 15 ans, ses 15 petites années de vie sur terre elle ne pouvait RIEN contre la réalité, la vie, l'injustice, la faim dans le monde, ses 1m56, sa frange qui frise, et elle devrait se le rentrer dans la tête une fois pour toutes. Arrêter de se prendre pour Super Man pour qui rien n'est impossible.
Allez, range ton costume et va réviser tes maths.

Désespérée.
Tant de fois « Impossible » a paru lointain et dérisoire pourtant !
« Impossible » n'existait pas, non, on l'avait déjà prouvé par le passé. Lorsqu'elle pensait qu'y arriver serait un miracle et que sa volonté et son inconscience l'avaient porté jusqu'aux étoiles.
Alors... Qu'était-ce cette fois ? Fallait-il peut-être tenter de... ?
Non Super Désespérée, tu n'y arriveras pas. Pas cette fois. L'enjeu est trop énorme, le sacrifice immense, et risque fort de n'être récompensé que par un « Nein » sec et catégorique sans considération pour le chemin que tu auras parcouru pour y arriver.
Résous-toi. Résous-toi et admets qu'en dépit de toute ta volonté et tous tes rêves, tu n'y arriveras pas.
Tu n'y arriveras PAS.
Admets-le. Pleure, crie, tue, mais admets-le. Regarde-toi dans le miroir et dis-le posément.
Tu n'y arriveras pas.
Elle baisse la tête.
« Quelqu'un connaît-il un FALSIFICATEUR ? » Crie-t-elle soudain dans la maison vide.
« RÉPONDEZ ! » hurle-t-elle encore en jaillisant de son lit comme une démente, un sourire s'étalant sur ses lèvres.
# Posté le jeudi 30 octobre 2008 11:58
Modifié le mercredi 05 novembre 2008 11:33